Programme

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CYCLE    THÈME CONFÉRENCIER
1 Tolstoï : l’humanité mise à nu Michel Eltchaninoff
2  Écrire pour la scène
3
4  Écrire au féminin Jean Delabroy


CYCLE 1 : le matin de 9:30 à 11:00
Michel Eltchaninoff

Tolstoï. L’humanité mise à nu

« Il embrasse tout et il est avant tout un homme, l’homme de l’humanité » a dit de lui Maxime Gorki. Tolstoï est ambitieux. Il prétend saisir les grandes dynamiques de l’histoire, comprendre les paysans aussi bien que les aristocrates, mais aussi sonder les coeurs et les âmes.
Traversé par le doute, il veut apprendre à vivre dans un siècle qui voit disparaître le monde ancien.

Jeudi 5 octobre 2017 : Enfance, adolescence, jeunesse
Portrait d’un être tourmenté à travers les récits autobiographiques et biographiques.

Jeudi 12 octobre : Guerre et paix : la guerre
En racontant la lutte contre Napoléon, Tolstoï déploie sa vision de l’histoire et de la société.

Jeudi 19 octobre : Guerre et paix : la paix
Dépeignant la Russie au début du XIXe siècle, le romancier décrit l’émergence d’exigences et de valeurs neuves.

Jeudi 9 novembre : Anna Karénine. Le doute
Avec ce roman du mariage et de l’adultère, Tolstoï explore les secrets du couple.

Jeudi 16 novembre : Résurrection et dernières oeuvres. L’éthique
En quête de justice, Tolstoï propose une vision du monde personnelle et radicale, qui deviendra le tolstoïsme.

Jeudi 23 novembre : Quel philosophe était Tolstoï ?
Il est un lecteur de Rousseau et de Schopenhauer, le fondateur d’une doctrine, un interlocuteur de Gandhi. Quelle pensée du monde et de l’homme émerge-t-elle de la lecture de ses romans ?

 

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CYCLE 2 : le matin de 11:30 à 13:00
Florence Naugrette

Écrire pour la scène

Le texte de théâtre est-il la promesse d’un spectacle ?
La mise en scène produit-elle le sens ? Est-elle le fait d’un auteur second ? D’Eschyle à Pommerat et Castellucci en passant par les auteurs « classiques », de la poésie dramatique aux performances contemporaines on étudiera les gestes consistant à écrire pour la scène.

Jeudi 5 octobre 2017 : La mise en scène
De la régie à l’élaboration immatérielle du sens, quelles définitions a-t-on données de la mise en scène et quelles critiques la notion suscite-t-elle ?

Jeudi 12 octobre : L’être-pour-la-scène du texte dramatique
Publié parce qu’il a été joué, ou pour être joué, le texte de théâtre comporte le souvenir et la promesse de sa représentation : il est à la fois trace et partition.

Jeudi 19 octobre : Le Tartuffe de Molière interprété par la scène
Tartuffe est-il un vrai ou un faux dévot ? Les versions initiales ont donné lieu à des traditions d’interprétation opposées (jusqu’à Jouvet, Planchon, Vitez, Mnouchkine, Jaques, Bondy, Stoev…).

Jeudi 9 novembre : Victor Hugo metteur en scène
Hugo conçoit certains personnages pour des comédiens choisis, imagine des décors, dirige ses acteurs tout en écoutant leurs conseils. Portrait de l’auteur
en artiste.

Jeudi 16 novembre : Trouvaille de mise en scène… ou contresens ?
Quand une invention de mise en scène semble ne pas correspondre au texte, comment décidons-nous qu’il s’agit d’une trouvaille ou d’un contresens ?

Jeudi 23 novembre : La mise en scène est-elle soluble dans le théâtre contemporain (ou l’inverse) ?
Dans le théâtre d’aujourd’hui, assiste-t-on à une absorption du texte dans le spectacle? La notion de mise en scène est-elle devenue obsolète ?

 

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CYCLE 3 : le matin de 09:30 à 11:00
Boris Lyon-Caen

Sartre/Camus : anatomie d’un dissensus

Ce cycle de conférences entend poursuivre la réflexion, engagée au cours de l’année 2016-2017, sur les formes de l’engagement. Le projecteur sera braqué sur une joute intellectuelle hautement significative : le dialogue tumultueux entretenu par Jean-Paul Sartre et Albert Camus, dans le deuxième tiers du XXe siècle. Nous nous pencherons sur ses ressorts, sur ses moments-clés et sur ses enjeux : s’y cristallisent des choix philosophiques et politiques singulièrement féconds en termes de pratiques littéraires.


Jeudi 30 novembre : Une controverse dans le siècle
Camus, « La Nausée, par Jean-Paul Sartre »,
« Le Salon de lecture » d’Alger républicain, 20/10/1938 ;
Sartre, « Albert Camus », France Observateur, 7/01/1960.

Jeudi 7 décembre : Le roman « philosophique »
Sartre, « La Nausée » (1938).
Camus, « Le Mythe de Sisyphe » (1942).

Jeudi 14 décembre : Une écriture « blanche » ?
Camus, « L’Étranger » (1942).
Sartre, « Explication de L’Étranger » (1943).

Jeudi 11 janvier : Un théâtre de « situations »
Sartre, « Les Mouches » (1943) et « Les Mains
sales » (1948). Camus, « Caligula » (1944) et
« Les Justes »(1949).

Jeudi 18 janvier : Une œuvre « expérimentale » ?
Sartre, « Le Sursis » (1945).
Camus, « La Peste » (1947).

Jeudi 25 janvier : Un geste « autobiographique »
Camus, « Le Premier homme » (1960).
Sartre, « Les Mots » (1964).

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CYCLE 4 : le matin de 11h30 à 13h
Jean Delabroy

Écrire au féminin

Peut-on, définir ce que serait la singularité sexuée d’une expérience, de son expression ? Nous explorerons quelques-unes des formes et stratégies, qui seraient
spécifiques à la création au féminin, en confrontant des oeuvres repères, historiquement étalonnées, qui ont été autant de manières féminines d’occuper la littérature.
Elles partagent la force d’un même geste, celui de lier nécessité (manifester comme femme la vie) et volonté (questionner comme femme le monde).

Jeudi 30 novembre 2017.
1559. Marguerite de Navarre
« Corps féminin, coeur d’homme, tête d’ange ».
L’Heptaméron, ou le polyptyque de la condition féminine.

Jeudi 7 décembre.
1678. Madame de La Fayette
« La femme qui écrit le mieux ».
La fiction électrisée par l’impossible, l’impensable, l’implacable.
La Princesse de Clèves, ou le mystère féminin de la passion.

Jeudi 14 décembre.
1818. Mary Shelley
« Sortir de l’enfance pour entrer dans la vie ».
Frankenstein, ou la colère féminine au risque de l’épouvante.

Jeudi 11 janvier.
1832. George Sand
Un faux nom pour un vrai soi.
« L’instinct puissant de la plainte ».
Indiana, ou la cause du peuple des femmes.

Jeudi 25 janvier.
1930. Colette
Les apprentissages de la vie sauvage.
Soi comme une toujours autre.
Sido, ou la divinité naturiste du féminin.

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